lundi 18 mai 2015

Lucy


Un pote d’un pote, que je ne connais pas, a dit à propos de Lucy : « C’est typiquement le genre de film que j’aimerais réaliser ». Je suis entièrement d’accord avec ce mec, que je ne connais pas. Car Lucy, c’est le genre de film qu’un mec sans grande connaissance, compétence ou notion cinématographique comme moi, qui voit dans le cinéma un art d’expression et de transmission infini et délirant, voudrait réaliser.

Soyons honnêtes, il est clair que Luc Besson se fout des défauts de fabrication et des incohérences scénaristiques. Ne cherchez pas la petite bête car sinon vous allez être servi, et alors toutes les extrémités de votre corps ne vous suffiront pas à compter la pléthore de faux raccords et d’anomalies, contradictions ou absurdités scénaristiques. Une chaîne Youtube que j’affectionne, nommée CinemaSins, s’amuse à détecter tous les « What The Fuck » ou Sin (péché en anglais) d’un film. Alors bien sûr, on y déconne allégrement et le tout n’est pas à prendre au sérieux, mais on peut tout de même entrapercevoir de gros bugs dans les films. Bien évidemment, Lucy a fait un score record dans l’épisode lui étant consacré. Mais justement, le film se veut WTF et crie à qui veut bien l’entendre : « Faites ce que vous voulez, mais faites le bien, en respectant le 7ème art ainsi que le téléspectateur ».

Luc Besson, qui s’amuse avec le jouet incroyable qu’il possède, l’expérience cinématographique, se fout de tout et surtout du qu’en-dira-t-on. Il prend une idée, théoriquement fausse, mais communément fantasmée et appréciée, et en tire le maximum, au diable les cohérences et les faits établis. Le postulat de départ est simple : l’homme n’utilise que 10% de son cerveau (la femme 5% JOKE !!!), qu’arriverait-il s’il pouvait en contrôler les 100% ? « ET SI… », voilà le point de départ. Après, n’essayez pas d’en faire un chef d’œuvre, votre masterpiece, votre Interstellar. Au contraire, mettez-y des acteurs qui se respectent, Scarlett Johansson (Under The Skin, what else ?), Morgan Freeman (Seven, Les Evadés and so on…), ajoutez un peu de chasse à l’homme, de drogue et de « je bute tout le monde et faut vous y faire » à la Tarantino, et vous obtenez Lucy.

Selon moi, notez l’inhabituelle nuance de mon propos, Lucy se respecte et Lucy divertit. Cela suffit à respecter le téléspectateur et le 7ème art.

3.5/5

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