mercredi 21 janvier 2015

Community


BEST TV SHOW EVER !!!!!!!!!!!!!!!!

#ThisIsMeta

C’est un peu toujours ce que je dis quand je binge-watch une série et demain je dirai surement ça d’une autre série. Mais celle-là, putain elle est quand même extraordinairement jouissive. Elle est devenue, en peu de temps, ma nouvelle référence en termes de série comique. Adieu les Friends, Scrubs, Modern Family, New Girl, Philadelphia, Seinfeld, Kaamelott, The Office, Arrested Development, Cougar Town (#forthosewhoknow), The Big Bang Theory, The Inbetweeners, Family Guy … et j’en oublie surement des dizaines ! Non, maintenant c’est Community !

#TroyAndAbedInTheMorning

Pourquoi Community ? Tout simplement parce que c’est une série complètement perchée, folle et dingue. Tout est pur délire : le lieu, les personnages principaux, les personnages secondaires (encore plus que les principaux), les intrigues, les perpétuelles références à la culture pop…   

#OldWhiteManSays

Tout d’abord nous avons le lieu. Greendale ! Une université américaine en apparence normale, mais qui en réalité héberge en son sein tous les rejetés de la société. A fucking freak show ! Une université atypique où l’on fait des parties de paintball dans les couloirs et où il n’est pas anormal de tomber sur une gigantesque forteresse faite de draps et de coussins.

#AnniesMove

Venons-en maintenant aux personnages principaux. Au nombre de 7, ils forment une « communauté » (un groupe de travail) des plus étranges. On y trouve un vieux millionnaire homophobe, raciste et vicieux, une jeune étudiante modèle, naïve et anciennement droguée, un geek qui voit la réalité comme si c’était une émission télé, un ancien quaterback afro-américain légèrement efféminé, une écolo-anarchiste en perpétuel combat contre le système, une mère de famille (très) chrétienne au passé d’alcoolique et enfin Jeff, un ancien avocat égocentrique viré pour avoir falsifié son diplôme.

#SixSeasonsAndaMovie

Si les personnages principaux vous apparaissent déjà bien gratinés, vous n’avez encore rien vu. Les personnages secondaires sont encore bien plus fous. Tout d’abord, il y a le chef d’orchestre de ce bordel innommable, le doyen de l’université. Un petit type frêle et chauve, homosexuel et travesti, inconscient et immature mais débordant d’énergie et capable de tout pour sauver son école. Ensuite, on a le professeur de psychologie, anglais et alcoolique. Mon préféré personnellement mais ça doit être à cause de l’accent. Enfin, on a l’ancien prof d’espagnol chinois et schizophrène maintenant devenu étudiant et vivant dans les conduits d’aération de l’école. Une perle!

#JeffreyIsEgocentric

Pour finir, "Community" est une série qui n'invente rien mais qui recycle à l'infini des références aux références de références à une multiplicité de produits pop culture divers et variés. La série réussit le tour de force d'être consensuelle et bourré de références plus ou moins codées à la fois. Un magnifique cadeau à toute une génération qui doit se résoudre à devenir adulte.

5/5

samedi 10 mai 2014

States of Grace

Il y a un peu plus de deux ans, je n’étais pas très amateur des salles noires. Je n’allais au cinéma que 3 ou 4 fois par an lorsque des amis m’y trainaient, presque de force. Puis un film a tout changé. Je suis allé voir Polisse avec mes parents et j’en suis sorti bouleversé. Dès lors, j’ai ressenti une envie irrépressible de me rendre de façon régulière au cinéma afin de revivre une expérience comme celle que j’avais vécue devant Polisse. De Django Unchained à La vie d’Adèle en passant par Sugar Man, j’ai alors pu vivre de grands moments de cinéma.

Depuis quelques temps, et notamment un séjour de 6 mois en Espagne, j’avais un peu perdu le gout du cinéma. Il faut dire que les (très) pauvres Manof Steel et Pacific Rim que j’avais pu aller voir à Barcelone n’avaient pas vraiment aidé. Si La vie d’Adèle et Gravity ou encore The Grand Budapest Hotel avaient réussi à me redonner un peu l’amour du 7ème art leur impact n’était pas suffisant. Il aura donc fallu attendre une vrai bombe à la Polisse pour que cette passion renaisse. Une bombe nommée States of Grace.

Ce film est tout simplement parfait. Parfois drôle, souvent émouvant et toujours juste, il est maitrisé d’un bout à l’autre. La conversation sur laquelle débute le film annonce parfaitement la suite : spontanée, drôle, vivante, doublée d’une incursion violente du quotidien, elle met en place un univers touchant et authentique. La mise en scène est sobre et la caméra à l’épaule apporte un ton intimiste bienvenu. Cependant, il est impossible de parler du film sans évoquer la performance tout bonnement incroyable des acteurs et notamment de la belle Brie Larson qui porte littéralement le film sur ses épaules.


Il n’y a pas grand-chose à ajouter. Si ce n’est une scène de fin qui répond parfaitement à la scène d’ouverture et qui clôture le film de la plus belle des façons. Rien ne sert d’épiloguer sur ce film, c’est une expérience à vivre pour laquelle les mots n’ont pas vraiment d’utilité. 

5/5

dimanche 23 février 2014

Le vent se lève















Je suis un grand fan de Miyazaki, un très grand fan. J’ai vu tous ses films que je possède en DVD, les murs de mon appartement son couvert de posters de Chihiro, et je suis même allé visiter les studios Ghibli au Japon. C’est donc avec la plus grande impatience que j’attendais le dernier long métrage du virtuose japonais. Rien ne pouvait affecter mon engouement. On le disait plus terre à terre, moins onirique, mais peu importe, j’étais persuadé de retrouver dans « Le vent se lève », la beauté et la poésie qui émanent de chaque œuvres du maitre japonais.

C’est donc avec la plus grande des déceptions, et le plus chagrin que je dois écrire une critique presque incendiaire sur ce dernier Miyazaki. C’est complètement à contre cœur et j’aimerai tellement qu’il n’est pas réalisé ce film. Ça me fend le cœur de le voir finir sur une œuvre si pauvre et bien en dessous de ce qu’il peut faire. Car oui, « Le vent se lève » est mauvais à tous les niveaux. Le film n’est pas uniquement mauvais en comparaison à ses prédécesseurs, il est intrinsèquement nul.

Tout d’abord, le personnage principal n’a aucune prestance, aucun charisme. A aucun moment, on ne s’attache à lui. Miyazaki a toujours privilégié les héroïnes (Voyage de Chihiro, Kiki la petite sorcière, Nausicaa, Mon voisin Totoro) et il aurait peut-être dû rester en terre connue. Car Jiro est fade, il est sans dimension et sans profondeur psychologique. Il est tout simplement sans consistance. L’attachement aux personnages était un atout principal de la filmographie du maitre nippon, mais ici rien n’y fait, les personnages sont sans vie, sans âme.  

Un film terre à terre, j’avais envie de dire pourquoi pas ! J’avais même envie de dire, carrément ! « La colline aux coquelicots » de son fils (sorti il y a deux ans), m’avait enchanté alors qu’il n’avait rien d’onirique. Mais le film était léger et j’étais sorti du cinéma complétement apaisé, transporté par la simplicité et la beauté du film. Dans « Le vent se lève », on ne retrouve rien de tout cela. Le film se perd dans des détails inutiles sur l’aviation ainsi que dans des péripéties inconsistantes et mal-amenées. L’enchainement des scènes est difficile et on ne retrouve plus cette narration fluide et belle si propre à Miyazaki.

Comment descendre ce film sans parler de l’histoire d’amour pathétique qui meuble péniblement un film pauvre à tous les niveaux. Je n’ai rien contre une petite liaison amoureuse pour agrémenter un film si tant est que cette dernière soit bien-amenée et est un sens dans la totalité de l’œuvre. Mais il n’en est rien ici. L’histoire d’amour n’apporte rien, elle n’a aucun fondement et aucun but. Elle est vide et sans intérêt.

Bon, bien évidemment tout n’est pas à jeter et j’ai quand même été heureux de retrouver une bande originale très belle de Joe Hisaishi et des images/dessins plus beaux que jamais. Mais rien de tout cela ne pourra rattraper la déception immense que représente « Le vent se lève ». Pour tous les amoureux de Miyazaki, je préconise l’abstention afin de rester sur de bons souvenirs.   

1.5/5

mercredi 8 janvier 2014

Casse-tête chinois

"Casse-tête chinois", de Cédric Klapisch, est attendu pour décembre 2013.

L’amour est quand même une belle petite salope. Souvent sous le feu des projecteurs pour le bonheur qu’elle procure, elle est pourtant l’une des principales sources de complication et de souffrance. L’amour a deux visages. Si parfois elle rend la vie simple et heureuse, elle peut aussi en faire un enfer. Entre obstacles et tourments, l’existence devient alors un vrai casse-tête chinois. Le titre du film n’aurait d’ailleurs pas pu être mieux choisi… Entrelacement de relations amoureuses en tout genre auxquelles viennent s’ajouter garde partagée et problèmes professionnels, y’a pas à dire, on peut regretter l’enfance et sa douce innocence.

Le casse-tête chinois est à mes yeux le meilleur des trois. Je n’ai pas vu les poupées russes depuis un certain temps mais le souvenir que j’ai du plaisir qu’il m’a procuré n’atteint pas, et de loin, celui du troisième opus. Quant à l’auberge espagnole, je l’ai revu il y a 6 mois avant de partir en stage à Barcelone, et j’ai été plutôt déçu. Alors bien sûr il reste bon mais je l’ai trouvé un peu brouillon et pas vraiment entrainant.

Grand fan de Klapisch, je trouve que tout atteint la maturité requise dans ce film. Les personnages (acteurs), l’histoire et même le cinéma de Klapisch. Utilisant les mêmes procédés que dans ces deux précédents films (scènes rêvées, images animées…), il trouve un équilibre tout à fait convenable qui permet à l’histoire de se dérouler paisiblement. En réalité, ce qui m’a le plus dans ce film, c’est que malgré les obstacles que la vie met sur la route de Xavier, le tout reste léger et plaisant. C’est ça la force de Klapisch, c’est cette aptitude à insuffler de la légèreté dans ces films pour leur donner vie.

La fin laisse à désirer je vous l’accorde. Cependant, il était assez compliqué de se lancer dans un troisième volet sans se casser la gueule, alors on lui pardonne. Mieux que d’éviter la dégringolade, Klapisch nous présente un film conforme à nos attentes, un film agréable qui se laisse regarder facilement. Rien d’exceptionnel, juste bien et Klapischien. Chienne de vie.  

4/5

mercredi 6 novembre 2013

La vie d'Adèle


Je ne peux pas dire que j’ai adoré La vie d’Adèle, je peux seulement dire qu’il m’a touché. La vie d’Adèle est le genre de film auquel on repense, de ceux qui vous tiennent éveillés la nuit. C’est le genre de film que l’on ne regarde pas mais que l’on vit, de ceux que l’on subit, qui vous dépasse et qui vous subjugue. La vie d’Adèle est une œuvre à part, inqualifiable, incontournable, intarissable et intemporelle, dont toute critique semble vaine, sonnera vide ou sonnera fausse.

Il me parait impossible de retranscrire sur papier les effets produits par ce film. J’ai à la fois été heureux, angoissé, désolé, gêné, peiné et attristé. Ce film fait naitre en chacun de nous des sentiments différents mais il y a peu de chance qu’il laisse insensible. Si Before Sunrise sublimait la naissance du sentiment amoureux, La vie d’Adèle magnifie son contraire. Le chagrin d’amour est élevé, distillé, transcendé, il est tout simplement révélé dans son état le simple et le plus pur. Il y a quelque chose de vrai dans La vie d’Adèle, cette sensation belle et dérangeante de vivre la vie d’Adèle.

Le film va chercher toute son ampleur et son essence dans sa dernière scène. Cette dernière fait divinement écho à la première où l’on voit Adèle marcher de dos pour se rendre au lycée. Entre ces deux scènes, des années sont passées, une innocence s’est perdue, un cœur s’est fendu et beaucoup de choses se sont brisées. Le temps et la vie ont fait leur travail et après 3h éprouvantes, on retrouve une jeune femme changée pour toujours, qui, dans les larmes, la détresse et la douleur, s’est construit une carapace et un avenir.    

Mais La vie d’Adèle, c’est aussi la confrontation de deux mondes. D’un côté, on a la jeune Adèle, innocente et simple, issue d’un milieu modeste et attachée à des valeurs simples. De l’autre, on a Emma, lesbienne affirmée et capricieuse, issue d’un imaginaire soixante-huitard, pour qui la culture est source d’épanouissement. Leur relation va permettre à la première de toucher du doigt cet univers culturo-mondain pour finalement être renvoyée à ses origines culturelles et sociales.

Dans cette critique j’ai préféré m’attarder sur la substance du film. A mes yeux, c’est dans ce que le film dégage qu’il est inexhaustible. Malgré tout, c’est bien grâce à la forme que le fond prend toute son importance. Kechiche, ce n’est plus un secret, filme à la perfection les visages des deux comédiennes (et pas que), captant chaque détail, chaque émotion. Le long-métrage pullule de moments attrapés au vol, à la beauté sincère et authentique. Accordons une mention spéciale aux deux jeunes actrices qui purifient le film, notamment à la magnifique Adèle Exarchopoulos.  

Comme le dit si bien Emma dans l’une des dernières scènes (au bar), on gardera toujours une infinie tendresse pour ceux que l’on aime et que l’on a aimés. A tous les peinés du cœur, La vie d’Adèle résonnera de mille échos. A croire que l’amour donne des ailes pour un jour vous scier les jambes, cela vaut-il alors le coup ?

5/5 mais je pense que ce genre de film ne se note pas

mardi 5 novembre 2013

Gravity



 













Bon, parlons franchement et essayons de faire le tri dans les différents avis qui entourent la sortie de Gravity. Ce dernier n’est pas le film de l’année, ni même, pour plagier mon amis bloggeur Pierre, l’immersion métaphysique que certains veulent voir. Non ! Le film d’Alphonso Cuarón est un survival / happy ending movie. C’est un film d’aventure correct qui jouit d’images magnifiques et inouïes qui en font un BON film du genre.  

L’unique chose que tous les spectateurs (ou presque) de Gravity partagent, c’est la satisfaction de se trouver devant une photographie stupéfiante. En effet, le réalisateur mexicain film l’espace d’une très belle façon et on ne peut qu’être bluffé devant la splendeur des images. La vacuité de l’espace nous subjugue et son côté dangereux nous captive. La douceur et la légèreté de la caméra durant la première demi-heure font de ces premiers instants un moment de pure beauté à l’apaisement séduisant.

Là où les avis se divisent, et souvent même se confrontent, c’est lorsque l’on commence à évoquer le symbolisme et le scénario de l’œuvre. Pour ma part, je n’ai pas été touché par un message transcendant. Si certains ont pu y voir une allégorie de la « renaissance » tant mieux mais personnellement ce genre de choses me dépassent. Surtout ici, car soyons réaliste, si on va dans ce sens alors c’est un peu pareil pour tous les films dits « de survie ». Cela étant dit, la scène où Ryan se retrouve en position fœtal dans la station en orbite, scène magnifique au passage, peut influencer les spectateurs, pas moi !

Quant au scénario, il ne fait pas preuve de lacunes, du moins pas plus qu’attendues. N’en déplaise à certains (hein Bastien ^^). Alors oui, comme dans tous films d’action le réalisme n’est pas au top et les raccourcis sont légions mais rien d’anormal pour le genre. Cependant, le film jouit de passages grandioses comme la scène où Ryan capte la radio chinoise, ou encore, ma  préférée (peut être dû à une sensibilité surdéveloppée ces dernières semaines), celle où une simple larme flotte dans la capsule. En somme, pas moins que ce que l’on pouvait espérer et même légèrement plus.

Pour finir, les acteurs (au nombre de deux) participent également au succès relatif du film. Georges Clooney fait le taff en jouant comme il sait le faire, apportant un humour plaisant. Tandis que Sandra Bullock trouve là son meilleur rôle. Cette dernière se métamorphose pour nous offrir un personnage attachant et sensible, qui combat ses démons et craint la mort, ainsi que combatif et primitif, avec une volonté de survivre bien retranscrite.

Pour conclure, Gravity est un huit clos spatial à la beauté renversante doublé d’un film d’action de qualité. Pas de quoi crier au chef d’œuvre mais tout simplement à l’œuvre propre et remarquable.  



3.5/5