jeudi 22 janvier 2015

Pineapple express (délire express)


Un vrai délire ! De l'humour gras et régressif, de l'action et des bastons à foison.

 Nul besoin d’artifice pour apprécier ce film. Il n’est pas interdit de se rouler un petit pilon, mais il ne sera pas nécessaire (quoi que conseillé) de l’allumer pour se régaler devant cette comédie tout droit tirée de l’univers de Judd Apatow. Le casting est d’ailleurs conforme à cet univers. On y retrouve James Franco et Seth Rogen actuellement à l’affiche du controversé « The interwiew ». Une paire d’acteurs qui détonne dans ce film.

Seth Rogen joue le rôle de Dale Denton, un jeune de 25 ans dont le job consiste à remettre en main propre des avis juridiques (#youvebeenserved). Ce dernier sort avec une fille de 18 ans toujours au lycée, et il passe la grande partie de son temps à fumer de l’herbe. Il achète son herbe auprès de Saul, son dealer, joué par James Franco. Le bellâtre de 127h et du Monde fantastique d’Oz trouve ici son meilleur rôle à mes yeux. J’entends par là que son jeu d’acteur est tout bonnement incroyable. Ces deux « ados » (25 ans quand même) fument pour ne pas avoir à affronter la vie d'adultes et finissent par être confrontés à des problèmes d'hommes sur-entrainés et déterminés.

 Pineapple express est une réussite car il mélange remarquablement les genres. En effet, le film est une combinaison entre film d’action/thriller et bonne comédie bien conne à la Apatow/Goldberg. On y trouve donc des courses poursuites de bagnoles délirantes et des fusillades dignes de Django Unchained, le tout associé à des blagues bien grasses et des dialogues entre le réel et l’absurde. A tout cela s’ajoute toutes les bonnes caractéristiques du buddy movie.
 Quand je lis des critiques comme « A la portée de n’importe quel crétin avec un stylo », j’ai envie de crier au scandale. Les dialogues sont très bien écrits, dans leur style bien évidemment ! Le style du vrai absurde, celui qui nous fait croire à chaque instant qu'on a déjà deviné le gag suivant, alors que le gag en question, soit n'arrive jamais (d'où l'impression d'ennui de certains), soit est à mille lieues de ce qu'on pouvait s'imaginer. Du coup, rien ne tourne comme on le pense à l'origine, et c'est clairement un des bons points de ce film.

 A tous ceux qui ont aimé 21 & 22 jump street, Very Bad Cops ou encore l’actuel Cops (sorti hier), je ne peux que vous conseiller ce vrai délire !

4/5

Seinfeld














Seinfeld est culte aux Etats-Unis et pourtant méconnue en France. Quelle triste réalité ! Il est donc de mon devoir de sériephile d’exporter cette excellente série Outre-Atlantique. 

Etant passée complètement inaperçue en France, notamment pour ma génération qui a grandi avec Friends, je me dois de débuter cette critique par un petit background de la série. La série a été créée en 1989 par Jerry Seinfeld et Larry David, également créateur de la très bonne série Curb your enthusiasm. La série comporte 9 saisons, 180 épisodes, et fut diffusée sur NBC jusqu’à son terme en 1998. NBC aurait proposé 110 million d’euros à Jerry Seinfeld (soit 5 million par épisode - un record !) pour le tournage d’une dixième saison, mais ce dernier refusa. La série fut malheureusement très mal distribuée en France en étant diffusée sur des chaînes à moindre visibilité : Canal+ et Canal Jimmy. De plus, elle fut programmée en VF. Si la VF est un sacrilège pour n’importe quel produit télévisuel non francophone, elle devient ici une vraie torture. Cette dernière détruit toute la beauté du show qui repose majoritairement, au-delà du comique de situation, sur un comique de langage, où chaque intonation, chaque détail de ponctuation, chaque choix de mots dans la phrase est une merveille d'ingéniosité et d'humour. Des expressions cultes comme "soup nazi", "master of my domain", "bubble boy", ou autres "can't stand ya!" sont intraduisibles correctement dans le contexte de la loufoquerie démente de chaque épisode.    

Si ce n’est pas un critère de qualité à mes yeux (mais ça l’est pour certains), on peut noter que Seinfeld est LA série comique qui a fait évolué la sitcom vers sa forme actuelle. Son créateur et acteur principal, Jerry Seinfeld, la présente comme « the first TV show about nothing ». Une exploration de la vie quotidienne et de ses aléas qui sera très vivement reprise par Friends & Co. C’est donc à tous les fans de Friends, HIMYM, TBBT, et j’en passe, que je m’adresse ici. Si vous avez adoré ces séries-là, alors prenez le temps de découvrir leur ancêtre. A l’instar de Friends & Co, dans des épisodes de 20 minutes, Seinfeld met en scène un groupe d’ami New Yorkais dans la banalité de leur « daily life ». On peut cependant ajouter que le groupe d’amis est ici composé de personnages médiocres. Des individus bourrés de défauts, tour à tour avares, égocentriques, mesquins, cyniques, sans empathie et de mauvaise foi.

Parlons d’ailleurs un peu des personnages. Les personnages principaux sont au nombre de 4. Tout d’abord, on a Jerry Seinfeld qui joue le rôle d’un « stand-up comedian » névrosé, maniaque et immature. Un grand enfant qui trouve toujours une raison absurde de rompre avec ses nombreuses conquêtes. Il est également important, même nécessaire, de préciser qu’il est juif (on s’en serait douté) car ce dernier ne manquera pas de plaisanter sur sa propre religion. Il est accompagné partout où il va par son ami d’enfance, George Costanza. Egalement juif, ce dernier est petit, robuste, chauve, névrosé, complexé, paranoïaque, égoïste, radin, menteur, poule mouillée, toujours en train de protester et remettant tout en cause. George est probablement le personnage le plus amoral de la série. Ces deux acolytes sont assistés dans leurs aventures par Elaine Benes, joué par la très attirante Julia Louis-Dreyfus. Un personnage initialement pas prévu dans le scénario mais rajouté à la demande de NBC pour attirer une audience plus féminine. Cette dernière est intelligente, féministe, mais aussi très égocentrique, autoritaire et superficielle. Elle est souvent la victime du destin. Enfin, last but not least, pour compléter ce quatuor de génie, on a le magnifique Kramer. Il est le voisin fou et pique-assiette de Jerry. Ses marques de fabrique sont sa garde-robe dépassée, ses cheveux en l'air, son opportunisme, son absence de gêne, son entrée-glissade explosive, sa collection de chutes et son penchant pour les réactions absurdes. Michael Richards a reçu trois Emmy Awards pour ce rôle. Dit comme ça, les personnages pourraient paraître antipathiques et inintéressants. Mais pas du tout, ils sont paradoxalement très attachants. Pourquoi ? D'abord grâce à l'extraordinaire performance des acteurs, qui vivent leur personnage à tel point qu'on leur imagine difficilement une autre personnalité dans la vraie vie. Ensuite par la qualité de l'écriture, qui est en elle-même assez particulière.

Oubliez les gags lourdingues et les morales à 2 balles en fin d'épisode, Seinfeld est une comédie cynique et très contemporaine, malgré ses 20 ans d'âge. Elle commence tous ces épisodes par un stand-up de Jerry qui s’amuse à décortiquer les absurdités de la vie quotidienne avec sa désormais célèbre accroche « Did you notice… ». Notons un fait particulier et parfaitement délectable de la série. A un moment dans la série, Jerry (le personnage) se voit proposer par NBC de créer une sitcom intitulée "Jerry", basée sur sa vie quotidienne. A la recherche d'idées pour le pilote avec son ami George, celui-ci à l'idée de faire un "show about nothing". Cette expérience ce clôturera par un échec cuisant. On assiste donc à une mise en abyme tout à fait extraordinaire. L'autodérision est d’ailleurs omniprésente dans la série.

Partant de faits de la vie quotidienne qui pourraient arriver à tout le monde, la série les prend pour en extirper le côté absurde, observer et analyser les codes de société. En y ajoutant des personnages reflétant la part plus "sombre" de nous-mêmes, la série prend un malin plaisir à mettre en scène ce qu'on n'oserait jamais faire habituellement. C'est aussi dans les interactions entre personnages que la série se démarque des autres. Jouant avec les codes de la sitcom sous l'apparence de les respecter à la lettre, on peut remarquer que les scènes de romance guimauves sont quasiment inexistantes dans la série, et les rares moments pseudo-romantiques sont immédiatement tués dans l'œuf. Même pour l'amitié la série est d'un incroyable cynisme. Elaine avoue par exemple dans un épisode clairement ne pas aimer George, et les relations semblent basées uniquement sur ce que chacun pourrait obtenir de l'autre.

Pour résumer, on peut dire que Seinfeld était une sitcom au-dessus du lot et dont la qualité d'écriture reste à ce jour inégalée dans le registre de la comédie. Je ne peux que vous conseiller de la regarder. Ne vous arrêtez pas sur les décors et les habits old school des années 90, passez les deux premières saisons courtes et parfois poussives (la série cherchent encore son style) et ensuite vous allez vous noyer dans un océan de bonheur télévisuel. 

5/5


mercredi 21 janvier 2015

Community


BEST TV SHOW EVER !!!!!!!!!!!!!!!!

#ThisIsMeta

C’est un peu toujours ce que je dis quand je binge-watch une série et demain je dirai surement ça d’une autre série. Mais celle-là, putain elle est quand même extraordinairement jouissive. Elle est devenue, en peu de temps, ma nouvelle référence en termes de série comique. Adieu les Friends, Scrubs, Modern Family, New Girl, Philadelphia, Seinfeld, Kaamelott, The Office, Arrested Development, Cougar Town (#forthosewhoknow), The Big Bang Theory, The Inbetweeners, Family Guy … et j’en oublie surement des dizaines ! Non, maintenant c’est Community !

#TroyAndAbedInTheMorning

Pourquoi Community ? Tout simplement parce que c’est une série complètement perchée, folle et dingue. Tout est pur délire : le lieu, les personnages principaux, les personnages secondaires (encore plus que les principaux), les intrigues, les perpétuelles références à la culture pop…   

#OldWhiteManSays

Tout d’abord nous avons le lieu. Greendale ! Une université américaine en apparence normale, mais qui en réalité héberge en son sein tous les rejetés de la société. A fucking freak show ! Une université atypique où l’on fait des parties de paintball dans les couloirs et où il n’est pas anormal de tomber sur une gigantesque forteresse faite de draps et de coussins.

#AnniesMove

Venons-en maintenant aux personnages principaux. Au nombre de 7, ils forment une « communauté » (un groupe de travail) des plus étranges. On y trouve un vieux millionnaire homophobe, raciste et vicieux, une jeune étudiante modèle, naïve et anciennement droguée, un geek qui voit la réalité comme si c’était une émission télé, un ancien quaterback afro-américain légèrement efféminé, une écolo-anarchiste en perpétuel combat contre le système, une mère de famille (très) chrétienne au passé d’alcoolique et enfin Jeff, un ancien avocat égocentrique viré pour avoir falsifié son diplôme.

#SixSeasonsAndaMovie

Si les personnages principaux vous apparaissent déjà bien gratinés, vous n’avez encore rien vu. Les personnages secondaires sont encore bien plus fous. Tout d’abord, il y a le chef d’orchestre de ce bordel innommable, le doyen de l’université. Un petit type frêle et chauve, homosexuel et travesti, inconscient et immature mais débordant d’énergie et capable de tout pour sauver son école. Ensuite, on a le professeur de psychologie, anglais et alcoolique. Mon préféré personnellement mais ça doit être à cause de l’accent. Enfin, on a l’ancien prof d’espagnol chinois et schizophrène maintenant devenu étudiant et vivant dans les conduits d’aération de l’école. Une perle!

#JeffreyIsEgocentric

Pour finir, "Community" est une série qui n'invente rien mais qui recycle à l'infini des références aux références de références à une multiplicité de produits pop culture divers et variés. La série réussit le tour de force d'être consensuelle et bourré de références plus ou moins codées à la fois. Un magnifique cadeau à toute une génération qui doit se résoudre à devenir adulte.

5/5

samedi 10 mai 2014

States of Grace

Il y a un peu plus de deux ans, je n’étais pas très amateur des salles noires. Je n’allais au cinéma que 3 ou 4 fois par an lorsque des amis m’y trainaient, presque de force. Puis un film a tout changé. Je suis allé voir Polisse avec mes parents et j’en suis sorti bouleversé. Dès lors, j’ai ressenti une envie irrépressible de me rendre de façon régulière au cinéma afin de revivre une expérience comme celle que j’avais vécue devant Polisse. De Django Unchained à La vie d’Adèle en passant par Sugar Man, j’ai alors pu vivre de grands moments de cinéma.

Depuis quelques temps, et notamment un séjour de 6 mois en Espagne, j’avais un peu perdu le gout du cinéma. Il faut dire que les (très) pauvres Manof Steel et Pacific Rim que j’avais pu aller voir à Barcelone n’avaient pas vraiment aidé. Si La vie d’Adèle et Gravity ou encore The Grand Budapest Hotel avaient réussi à me redonner un peu l’amour du 7ème art leur impact n’était pas suffisant. Il aura donc fallu attendre une vrai bombe à la Polisse pour que cette passion renaisse. Une bombe nommée States of Grace.

Ce film est tout simplement parfait. Parfois drôle, souvent émouvant et toujours juste, il est maitrisé d’un bout à l’autre. La conversation sur laquelle débute le film annonce parfaitement la suite : spontanée, drôle, vivante, doublée d’une incursion violente du quotidien, elle met en place un univers touchant et authentique. La mise en scène est sobre et la caméra à l’épaule apporte un ton intimiste bienvenu. Cependant, il est impossible de parler du film sans évoquer la performance tout bonnement incroyable des acteurs et notamment de la belle Brie Larson qui porte littéralement le film sur ses épaules.


Il n’y a pas grand-chose à ajouter. Si ce n’est une scène de fin qui répond parfaitement à la scène d’ouverture et qui clôture le film de la plus belle des façons. Rien ne sert d’épiloguer sur ce film, c’est une expérience à vivre pour laquelle les mots n’ont pas vraiment d’utilité. 

5/5

dimanche 23 février 2014

Le vent se lève















Je suis un grand fan de Miyazaki, un très grand fan. J’ai vu tous ses films que je possède en DVD, les murs de mon appartement son couvert de posters de Chihiro, et je suis même allé visiter les studios Ghibli au Japon. C’est donc avec la plus grande impatience que j’attendais le dernier long métrage du virtuose japonais. Rien ne pouvait affecter mon engouement. On le disait plus terre à terre, moins onirique, mais peu importe, j’étais persuadé de retrouver dans « Le vent se lève », la beauté et la poésie qui émanent de chaque œuvres du maitre japonais.

C’est donc avec la plus grande des déceptions, et le plus chagrin que je dois écrire une critique presque incendiaire sur ce dernier Miyazaki. C’est complètement à contre cœur et j’aimerai tellement qu’il n’est pas réalisé ce film. Ça me fend le cœur de le voir finir sur une œuvre si pauvre et bien en dessous de ce qu’il peut faire. Car oui, « Le vent se lève » est mauvais à tous les niveaux. Le film n’est pas uniquement mauvais en comparaison à ses prédécesseurs, il est intrinsèquement nul.

Tout d’abord, le personnage principal n’a aucune prestance, aucun charisme. A aucun moment, on ne s’attache à lui. Miyazaki a toujours privilégié les héroïnes (Voyage de Chihiro, Kiki la petite sorcière, Nausicaa, Mon voisin Totoro) et il aurait peut-être dû rester en terre connue. Car Jiro est fade, il est sans dimension et sans profondeur psychologique. Il est tout simplement sans consistance. L’attachement aux personnages était un atout principal de la filmographie du maitre nippon, mais ici rien n’y fait, les personnages sont sans vie, sans âme.  

Un film terre à terre, j’avais envie de dire pourquoi pas ! J’avais même envie de dire, carrément ! « La colline aux coquelicots » de son fils (sorti il y a deux ans), m’avait enchanté alors qu’il n’avait rien d’onirique. Mais le film était léger et j’étais sorti du cinéma complétement apaisé, transporté par la simplicité et la beauté du film. Dans « Le vent se lève », on ne retrouve rien de tout cela. Le film se perd dans des détails inutiles sur l’aviation ainsi que dans des péripéties inconsistantes et mal-amenées. L’enchainement des scènes est difficile et on ne retrouve plus cette narration fluide et belle si propre à Miyazaki.

Comment descendre ce film sans parler de l’histoire d’amour pathétique qui meuble péniblement un film pauvre à tous les niveaux. Je n’ai rien contre une petite liaison amoureuse pour agrémenter un film si tant est que cette dernière soit bien-amenée et est un sens dans la totalité de l’œuvre. Mais il n’en est rien ici. L’histoire d’amour n’apporte rien, elle n’a aucun fondement et aucun but. Elle est vide et sans intérêt.

Bon, bien évidemment tout n’est pas à jeter et j’ai quand même été heureux de retrouver une bande originale très belle de Joe Hisaishi et des images/dessins plus beaux que jamais. Mais rien de tout cela ne pourra rattraper la déception immense que représente « Le vent se lève ». Pour tous les amoureux de Miyazaki, je préconise l’abstention afin de rester sur de bons souvenirs.   

1.5/5

mercredi 8 janvier 2014

Casse-tête chinois

"Casse-tête chinois", de Cédric Klapisch, est attendu pour décembre 2013.

L’amour est quand même une belle petite salope. Souvent sous le feu des projecteurs pour le bonheur qu’elle procure, elle est pourtant l’une des principales sources de complication et de souffrance. L’amour a deux visages. Si parfois elle rend la vie simple et heureuse, elle peut aussi en faire un enfer. Entre obstacles et tourments, l’existence devient alors un vrai casse-tête chinois. Le titre du film n’aurait d’ailleurs pas pu être mieux choisi… Entrelacement de relations amoureuses en tout genre auxquelles viennent s’ajouter garde partagée et problèmes professionnels, y’a pas à dire, on peut regretter l’enfance et sa douce innocence.

Le casse-tête chinois est à mes yeux le meilleur des trois. Je n’ai pas vu les poupées russes depuis un certain temps mais le souvenir que j’ai du plaisir qu’il m’a procuré n’atteint pas, et de loin, celui du troisième opus. Quant à l’auberge espagnole, je l’ai revu il y a 6 mois avant de partir en stage à Barcelone, et j’ai été plutôt déçu. Alors bien sûr il reste bon mais je l’ai trouvé un peu brouillon et pas vraiment entrainant.

Grand fan de Klapisch, je trouve que tout atteint la maturité requise dans ce film. Les personnages (acteurs), l’histoire et même le cinéma de Klapisch. Utilisant les mêmes procédés que dans ces deux précédents films (scènes rêvées, images animées…), il trouve un équilibre tout à fait convenable qui permet à l’histoire de se dérouler paisiblement. En réalité, ce qui m’a le plus dans ce film, c’est que malgré les obstacles que la vie met sur la route de Xavier, le tout reste léger et plaisant. C’est ça la force de Klapisch, c’est cette aptitude à insuffler de la légèreté dans ces films pour leur donner vie.

La fin laisse à désirer je vous l’accorde. Cependant, il était assez compliqué de se lancer dans un troisième volet sans se casser la gueule, alors on lui pardonne. Mieux que d’éviter la dégringolade, Klapisch nous présente un film conforme à nos attentes, un film agréable qui se laisse regarder facilement. Rien d’exceptionnel, juste bien et Klapischien. Chienne de vie.  

4/5