lundi 27 juillet 2015

Dredd















A l’instar des Fant4stiques bientôt en salle, Dredd a également connu une post-production chaotique. A tel point que le film, malgré sa qualité intrinsèque, a souffert d’un bouche-à-oreille terrible aux Etats-Unis, le plongeant ainsi dans les bas-fonds du box-office, et provoquant par là même son annulation dans les salles noires française. Le film a donc été édité directement en DVD-Bluray, disponible dans les bacs depuis début 2013.

Que s’est-il donc passé ? Tout d’abord, il faut savoir que Judge Dredd est initialement un comics et qu’il a déjà fait les frais d’une adaptation en 1995 avec Sylvester Stalone. Ce dernier n’ayant pas très bien fonctionné, le projet fut enterré pendant 15 ans avant que Pete Travis soit mis à la tête d’un nouveau reboot. Malheureusement, ce dernier, en désaccord avec les producteurs lors du montage du film, fut licencié et remplacé par Alex Garland, scénariste du film. Cet incident a retardé la sortie du film et engendré une mauvaise publicité dont il est toujours difficile de s’extraire. La France, au vu des faibles scores au box-office américain, et peut-être habitée par une hantise, compréhensible, des « reboots », a fait le choix de ne pas diffuser le film dans les salles. Un fait regrettable.

Un fait regrettable car Dredd est un film d’action de qualité. L’univers futuriste dans lequel se déroule l’histoire est parfaitement mis en valeur par la caméra de Pete Travis. Karl Urban joue un Dredd stoïque, ferme et inébranlable. Quant à sa partenaire, la belle Olivia Thirlby, elle démontre qu’elle n’est pas destinée à une carrière faite de comédies, ou de rôles, de seconde zone. Elle peut co-leader et porter le poids d’un film d’action sur ses épaules. LA méchante (Ma-Ma), fait inhabituel qu’il est bon de noter, est campé par Lena Headey, plus connue sous le nom de Cersei dans GOT. Elle aussi est, assurément, un excellent choix de casting.

Mais la force du film réside dans un huit clos de génie. Le film se déroule intégralement dans une barre d’immeuble futuriste de 200 étages. A la manière d’un Snowpiercer vertical, les juges (Dredd et Anderson) vont se frayer un chemin jusqu’en haut de l’immeuble où se terre Ma-Ma. Les scènes d’action sont agréables sans être spectaculaires et les dialogues sont bien sentis sans être remarquables. Au final, on a donc une adaptation de comics plutôt réussie qui diffère de ce qu’on est habitué à voir. C’est donc un reboot soigné qui aurait mérité meilleur sort. 

3.5/5

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